Ecriture Passion par Patrick

Ecriture Passion par Patrick

ET C'EST LES VACANCES

Alors nous, au niveau vacances, nous étions plutôt privilégiés !

Nous partions de juin à fin juillet avec ma grand-mère, ma mère et ma tante à Berk plage.

C’était le grand père Tasson qui payait ! Lui travaillait et, par bonté d’âme, envoyait les « femmes » à berk, dans une grande location ! Sa bonté d’âme se prénommait Valla ! C’était sa secrétaire ! Je ne pense pas que ma grand-mère fût dupe, mais c’était comme ça ! Elle était censée l’ignorer ! Même si toute la famille était au courant !

Donc, nous nous retrouvions, ma sœur, mon cousin Jean Jacques et moi en bord de mer avec les « femmes » !

Nous regardions, avec curiosité, tous ces enfants du centre « héliomarin », ces gamins asthmatiques venus prendre l’air de la manche. Ils semblaient tristes !

J’ai appris à nager très top ! Ma sœur barbotait et mon cousin « coulait » régulièrement pour mon plus grand plaisir ! Je ne l’aimais pas ! Trois ans de moins que moi ! Un gosse chiant et cafardeur !

Je n’arrêtais pas de me bagarrer avec ! Pas grand-chose à dire sur ces vacances ! Le club Mickey, les glaces, voilà ! Mais surtout cette rupture avec mes copains !

Quoique, en y repensant, il y a quand même eu Dominique !!

 

Cette année là, nous étions partis tous à Merse, à coté de Saint Aubin, toujours sur la manche.

J’avais sympathisé avec deux cousines qui faisaient du bateau pneumatique.

Je frimais en passant devant avec un crawl approximatif !

L’une s’appelait Dominique et l’autre Josette.

Dominique était petite, avec une coupe « à la garçonne ».

Je crois que j’étais un peu amoureux d’elle.

Nous allions nous promener dans les dunes, dans les champs, mais toujours chaperonnés par sa cousine et flanqué de mon cousin qui ne me lâchait pas !

Une fois, nous nous sommes battus devant les deux cousines et j’en suis sorti vainqueur, comme toujours, et fier comme un coq !

Une autre fois, alors que nous étions assis dans l’herbe tous les quatre, trois autres garçons sont arrivés et on commencé à « entreprendre » nos copines ; Il a été décidé une bagarre à un contre un. Je me suis proposé mais ils voulaient absolument que le représentant de notre camp soit mon cousin ! L’enjeu était, bien sur, de rester avec les filles !

Devant mon obstination, ça a tourné à la bagarre générale, à trois contre deux.

Ce dont je me souviens, c’est que les filles sont parties ! Je me souviens aussi cette difficulté à me coiffer pendant les jours qui ont suivi tellement mon crâne était plein d’ équimoses!

Dominique habitait à Paris, Chaussée d’Antin et, à la fin des vacances, nous nous sommes promis de nous écrire et de nous retrouver.

Nous avons tenu promesse en nous écrivant régulièrement.

Nous ne nous sommes revus que bien plus tard. Je suis passé au restaurant que tenaient ses parents et nous sommes allés nous promener, place de la bourse. C’est là, qu’assise à côté de moi, sur un banc, elle m’a annoncé ses proches fiançailles.

 

Nous revenions couleur pain d’épice ! Ma grand-mère complétait son bronzage avec de la chicorée qu’elle se passait sur le corps ! Elle était donc plus « chicorée » que « pain d’épice » et ça se voyait bien, surtout quand il y avait des « manques » !!

Au mois d’août, nous repartions avec mes parents à Bandol. A cette époque, ce n’était pas le lieu réputé que l’on connaît depuis ! Nous étions hébergés chez des amis, les Bouchet, qui, avant de s’exiler dans le var, avaient habité à Nogent, dans l’immeuble de mes grands-parents, et qui les avaient bien aidé pendant l’occupation.

Mr Brachet était un puits de culture ! Il connaissait tout sur tout ! Un ancien de la SNCF ! Il regardait les émissions de jeux culturels à la télé et répondait à tout ! Il n’y a jamais participé, ce qui est dommage !

Bandol, c’est le sud, c’est la mer, c’est la place avec les boulistes, c’est cette propriété, « l’Amandière » avec ses amandiers bien sur, c’est la pinède, et c’est surtout Lenny !!

Lenny était une chienne show show qui avait été offerte aux Bouchet par leur voisin, Paul Emile Victor, un explorateur polaire très connu et qui fait encore aujourd’hui référence en la matière !

Cette chienne était adorable ! Et moi, je m’imaginais qu’un jour, j’aurai une « Lenny » à moi !

Mon père gagnait tout le temps aux boules ! Il pointait ou tirait, peu importe ! Il savait tout faire Papa ! Trop fort !!

Nous étions toujours tristes de quitter Bandol ! De plus, nous savions qu’un long voyage nous attendait : C’était très loin de Nogent ! Et en 4cv ou, plus tard, en Dauphine, c’était très long ! Une expédition !!



11/11/2011
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